Du 3 au 5 juin, 44 membres de notre Société ont participé au voyage qui les a menés à Augsbourg et Schwäbisch Gmünd. Compte rendu thématique.
Hébergement et gastronomie
L’hôtel Augusta s’est révélé un bon choix tant pour ses petits-déjeuners que pour son cadre et sa situation idéale pour nos déplacements à pied. Le problème des répartitions des chambres s’est résolu assez vite et sans difficulté. Certains restaurants étaient quelque peu bruyants car bondés, mais avouons-le : nous avons contribué aux décibels par l’importance de notre groupe. Il a fallu faire une croix sur le café de l’un d’eux dont la machine était en panne, ce dont se sont aperçus ceux qui, incrédules tel saint Thomas, sont allés aux renseignements… Il faut signaler la beauté du cadre et l’excellence culinaire du dernier restaurant, dont le chef va souvent en France, car francophile et francophone. Ceci explique peut-être cela.
Les relations
Notre chauffeur, Markus Gramm, nous a menés à bon port avec une conduite agréable. Parlant un peu le français, il a partagé les repas en s’asseyant parmi nous et faisant de son mieux pour discuter, bien accepté en cela par ses commensaux. Il n’a cessé de nous accompagner à nos activités et de veiller à ce que personne ne se perde, le groupe s’étirant rapidement lors des déplacements. Un peu d’humour : il a avoué ne jamais avoir convoyé de groupe qui voie autant d’églises ! De nouveaux membres se sont joints à nous pour ce bref voyage culturel et se sont bien intégrés au groupe où tout le monde se connaît. Notre référent culturel, Benoît Jordan, a donné de sa personne trois jours durant avec sa voix, sa sociabilité et sa culture. Au point qu’on en redemande.
Les visites

En parodiant Mac Mahon, on pourrait dire : Que d’églises, que d’églises ! Et encore l’une d’elles était-elle fermée, si bien que notre guide était déçu tout comme nous autres qui attendions cette visite. Heureusement, la cathédrale dont les origines remontent au VIIIe siècle et seule cathédrale ottonienne encore existante, les églises Saint-Ulrich et Afra, Sainte-Anne puis au dernier jour celle de la Sainte-Croix étaient tellement intéressantes par leur diversité architecturale et artistique que cette fermeture inattendue ne nous a guère lésés.

On ne savait où donner des yeux au vu de la beauté qui s’offrait à nous, telles ces voûtes à Schwäbisch Gmünd, première église halle de l’Allemagne du sud et construite par les Parler, nom familier à ceux qui s’intéressent à notre cathédrale. D’autant que s’y ajoutaient le musée diocésain, doté notamment de pièces d’orfèvrerie de belle venue (reliquaires, monstrances, calices…) et le musée Luther chargé d’histoire. N’oublions pas la Fuggerei, le plus vieil ensemble de logements sociaux encore en fonction dans le monde : sa charte de fondation remonte à 1521 ! Enclave dans la ville, havre de paix, les logements modestes à nos yeux (60m2) et encore habités de nos jours, étaient et sont toujours appréciés par les bénéficiaires de ces appartements à loyer réduit où les rues se coupent à angles droits.
Ambiance
Une météo qui nous a donné du répit : saint Pierre était avec nous puisqu’il ne pleuvait que lorsque nous étions à l’abri. C’est bien connu : quand les anges sont de sortie, il fait toujours beau (ou presque !). Un groupe discipliné, jamais en retard, jamais maugréant ne pouvait que passer de belles heures. Groupe serein car rassuré : ne comprenait-il pas pour le corps trois médecins et une infirmière, pour l’esprit une psychologue et pour l’âme un pasteur ? Ce dernier nous ayant même chanté en hébreu le début d’un psaume…
Merci à chacun d’avoir contribué à la réussite de ces trois journées de voyage que l’on n’est pas près d’oublier.
Francis Klakocer
Photos : Roland Moeglin
